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:: MOT DU MAIRE
Mardi 18 octobre 2011
Chère concitoyenne, cher concitoyen,
Vous me voyez mettre sur les pare-brises de vos voitures des papillons/avertissements quand le stationnement est de nature à gêner les autres usagers. Nombre d’entre vous s’étonnent de voir leur maire s’impliquer ainsi dans une tâche normalement attribuée à la police municipale.
Par ce geste je veux vous signifier l’importance que revêt pour la municipalité le retour à une situation équilibrée entre le piéton, parfois en situation de mobilité réduite, et la voiture. Chacun devant pouvoir trouver sa place dans la ville.
Le code de la route est très clair : le stationnement n’est autorisé que sur la route, il est interdit sur les trottoirs. Les communes n’ont pas investi dans la construction de ceux-ci pour qu’ils soient mobilisés par la voiture, ils sont exclusivement réservés au passage des piétons. Nombreux sont les habitants, quand ils sont à pied, qui demandent à ce qu’on leur redonne la place qui leur revient.
Dans son agenda 21 la municipalité a indiqué que cette action était prioritaire dans l’édification d’une ville durable pour tous.
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Je m’y implique parce que j’appréhende la justesse et l’importance de la cause mais aussi sa difficulté. On ne peut pas changer les habitudes,
parfois anciennes, aussi facilement que cela, surtout quand on touche au bien le plus précieux qu’est la voiture.
La police municipale m’indique, textes à l’appui, qu’ils ne sont pas autorisés à faire de la prévention en mettant de tels avertissements. Ne voulant pas
verbaliser sans prévenir, je n’ai pas trouvé de meilleure possibilité pour montrer la ferme volonté de la municipalité et la voie par
laquelle elle veut y parvenir, comptant surtout sur la bonne volonté et la compréhension de chacun quand le message sera passé.
Bien évidement après les périodes de sensibilisation qui conviennent, si les habitudes perdurent je m’autoriserai alors à demander à la police
d’engager les sanctions qui s’imposent, ne m’investissant pas ainsi pour rien.
C’est donc rue par rue que nous incitons progressivement au retour à des pratiques normales et réglementaires de stationnement : interdiction de mettre son véhicule sur le trottoir, stationnement unilatéral alterné. Exception faite évidement des endroits où une réglementation spéciale s’impose, formalisée par la signalisation au sol ou verticale du lieu.
Ce sont des pratiques citoyennes, ce sont des pratiques réglementaires, c’est aussi un moyen de vous protéger d’une recherche en responsabilité
si un accident survenait du fait de votre véhicule en infraction.
Enfin dernier argument et pas des moindres : il est notable que dans les rues où les voitures sont stationnées sur la route, la vitesse des autres véhicules en est réduite. Pour ceux qui craindraient, il n’y a pas plus d’accrochage, j’en témoigne, la rue où j’habite est très passante et les bonnes pratiques réglementaires sont en place depuis plus de dix ans.
Michel Delmas
Votre Maire